Ouvrir ou reprendre un point de vente : comment mesurer le potentiel d'un territoire ?

Ouvrir un nouveau point de vente, reprendre une agence existante ou étendre un réseau représente un investissement stratégique. À travers une étude fictive inspirée de situations réelles, Prosperences présente sa méthodologie pour évaluer l’opportunité d’une implantation dans le négoce bâtiment : potentiel de marché, concurrence locale, chiffre d’affaires accessible et risque de cannibalisation.

Mesurer le potentiel réel du territoire

Avant toute décision d’implantation, la première étape consiste à quantifier le marché accessible autour du futur point de vente. Il ne s’agit pas seulement de regarder une ville ou une adresse, mais de comprendre la valeur réelle de la zone de chalandise.

Dans cette étude fictive autour de Périgueux, Prosperences distingue notamment deux périmètres d’analyse : une zone isochrone de 20 minutes et une zone isochrone de 30 minutes. Cette lecture permet de mesurer le potentiel de marché réellement accessible en fonction du temps de trajet des clients et des équipes terrain.

23,8 M€ de potentiel de marché multi-matériaux estimé dans la zone de 20 minutes autour du projet fictif.
Zones isochrones 20 et 30 minutes autour d’un projet d’implantation à Périgueux
L’analyse compare le potentiel de marché accessible à 20 minutes et à 30 minutes autour du projet d’implantation.

À 20 minutes, le potentiel est estimé à 23,8 millions d’euros. À 30 minutes, il atteint 31,3 millions d’euros. Ce changement d’échelle permet d’évaluer si le territoire peut être travaillé sur un rayon plus large, ou si le potentiel se concentre principalement autour du cœur de zone.

Identifier les communes les plus stratégiques

Une zone de chalandise n’est jamais homogène. Certaines communes concentrent une part importante du potentiel, tandis que d’autres représentent des opportunités plus secondaires. L’analyse par commune permet donc de hiérarchiser les efforts commerciaux et d’organiser plus efficacement le travail terrain.

Dans l’exemple étudié, les premiers secteurs à potentiel sont Boulazac, Périgueux, Notre-Dame-de-Sanilhac et Coulounieix-Chamiers. Cette lecture fine du territoire permet d’identifier les communes prioritaires, les zones de conquête et les secteurs à potentiel plus faible.

Potentiel de marché par commune autour du projet d’implantation
Le détail par commune met en évidence les secteurs les plus porteurs à travailler en priorité.

Transformer le potentiel en chiffre d’affaires atteignable

Connaître la taille du marché ne suffit pas. L’enjeu consiste ensuite à transformer ce potentiel en objectif commercial réaliste, selon différents scénarios de parts de marché locales.

Dans cette étude fictive, le potentiel de marché à 20 minutes est estimé à 23,8 millions d’euros. En appliquant plusieurs hypothèses de parts de marché, il devient possible de construire une première estimation du chiffre d’affaires atteignable.

3,57 M€ de chiffre d’affaires annuel potentiel avec une hypothèse de 15 % de part de marché locale.
Simulation du chiffre d’affaires atteignable selon différents niveaux de parts de marché locales
Les scénarios de parts de marché permettent de relier le potentiel de marché à un objectif de chiffre d’affaires réaliste.

Avec 10 % de part de marché, le chiffre d’affaires espéré est estimé à 2,38 millions d’euros. Avec 15 %, il atteint 3,57 millions d’euros. Avec 20 %, il s’élève à 4,76 millions d’euros. Ces scénarios permettent de confronter le projet aux objectifs économiques de l’entreprise.

Comprendre l’environnement concurrentiel

Un territoire attractif peut déjà être fortement occupé par des acteurs historiques. L’analyse concurrentielle permet donc de mesurer l’intensité de la compétition locale et d’anticiper les conditions réelles d’entrée sur le marché.

Dans l’exemple étudié, plusieurs acteurs généralistes ou bois sont identifiés autour de Périgueux, ainsi que des enseignes de GSB limitrophes. Cette cartographie permet de visualiser la pression concurrentielle et les positions déjà installées sur le territoire.

Cartographie des concurrents autour du projet d’implantation
L’étude concurrentielle permet d’identifier les acteurs déjà présents et leur proximité avec le projet.

La densité concurrentielle est ensuite comparée à celle d’autres points de vente du réseau. Cette comparaison évite une lecture isolée du territoire : un nombre de concurrents peut sembler élevé en absolu, mais rester cohérent avec un marché de même dimension.

Anticiper les risques de cannibalisation

Lorsqu’un réseau possède déjà des agences à proximité, un nouveau projet peut générer une concurrence interne entre points de vente. L’étude des zones de recouvrement permet d’identifier ces risques et d’adapter l’organisation commerciale.

Dans le cas étudié, Prosperences mesure le taux de superposition entre le potentiel du nouveau projet et celui d’un point de vente voisin. Le recouvrement représente environ 12 % du potentiel de la zone à 20 minutes de ce point de vente.

Carte du risque de cannibalisation entre deux points de vente
L’analyse du recouvrement territorial aide à anticiper les risques de cannibalisation commerciale entre agences.

Ce niveau est considéré comme limité, mais il doit être pris en compte dans l’organisation territoriale des équipes commerciales. L’enjeu n’est pas seulement de valider une implantation, mais aussi de définir les bons périmètres d’action pour les agences concernées.

Une décision d’implantation fondée sur la donnée

L’ouverture ou la reprise d’un point de vente ne peut pas uniquement s’appuyer sur l’intuition ou la connaissance historique d’un marché. Chaque territoire possède ses propres dynamiques : potentiel de demande, intensité concurrentielle, accessibilité, maillage existant et risques de superposition.

En combinant mesure du potentiel local, analyse de la concurrence, simulation de chiffre d’affaires et étude des interactions territoriales, Prosperences apporte aux réseaux du bâtiment une lecture objective des opportunités d’implantation.

Cette étude fictive illustre la méthodologie utilisée par Prosperences pour accompagner les acteurs du bâtiment dans leurs décisions d’implantation, de reprise ou d’optimisation de réseau.

Analyse proposée par

Prosperences

Expert de la donnée, des marchés et du maillage territorial pour les acteurs du bâtiment

Prosperences accompagne les fabricants, négoces et réseaux du bâtiment dans l’analyse de leurs marchés, l’identification des zones à potentiel et l’optimisation de leurs décisions d’implantation.

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