[UNE AGGLO À LA LOUPE] Direction Lyon
Une agglo à la loupe — épisode 3
Dans ce « feuilleton » de Verre & Protections Mag imaginé pour les réseaux de menuiserie, retrouvez les analyses de Prosperences sur le maillage du territoire. Dans chaque numéro de notre magazine, un expert décrypte une grande agglomération et propose un scénario de maillage de showrooms pour optimiser le travail de terrain.
Agglomération de Lyon : la revanche de l’est
En toile de fond : le marché résidentiel de la menuiserie en rénovation
À partir des volumes de marché estimés par TBC Innovations, Prosperences a identifié les logements cibles, candidats à des projets de rénovation.
Un travail précis a été réalisé, distinguant de nombreux paramètres : date de construction, taille du logement, estimation du diagnostic de performance énergétique, statut de l’occupant, etc.
La valeur du marché est exprimée en chiffre d’affaires fourni-posé.
Lyon, un réseau routier très structurant à l’est
En préambule à la proposition de maillage de l’agglomération lyonnaise, il semble important de parler du réseau routier.
La densité de voies rapides, autoroutes et périphériques, favorise l’accès au centre des villes composant la métropole.
Inversement, l’urbanisation de certaines zones est profondément marquée par un réseau routier moins développé.
Or, Lyon est ceinturée à l’est du Rhône par la D383, au sud et au sud-est, prolongée au nord par l’axe payant Théo, passant sous Caluire-et-Cuire.
L’A7 venant du sud passe par le centre de Lyon et le tunnel de Fourvière, pour poursuivre au nord avec l’A6.
Cette configuration du réseau routier fait qu’il n’y a pas de ceinturage de Lyon par l’ouest.
Ainsi, la densification de l’habitat baisse fortement à partir de Francheville, ce qui aura un effet significatif sur l’optimisation du maillage.
Un important déséquilibre entre l’est et l’ouest
Si l’est de l’axe Saône-Rhône se divise aisément en trois zones de potentiel similaire, autour de 30 millions d’euros, il n’en est pas de même pour l’ouest.
Sur cette partie de l’agglomération, seule une zone sud se dessine autour de Brignais, avec un rayon d’environ 30 minutes de transport.
La zone 1 présente une implantation favorable possible depuis Vaise, ou même Dardilly, en fonction du maillage global de la région.
La zone 2 présente une implantation privilégiée permettant de rayonner depuis Villeurbanne.
La zone 3 est, quant à elle, idéalement travaillée depuis Saint-Priest.
Le secteur situé autour de Brignais se distingue des trois zones principales de l’est de l’agglomération.
Sa zone de chalandise est plus étendue et son rayon peut atteindre environ 30 minutes de transport, conséquence directe d’une densité d’habitat plus faible et d’un réseau routier moins favorable à l’ouest de Lyon.
Potentiel marché des secteurs dessinés en chiffre d’affaires fourni-posé
Potentiel annuel estimé pour les quatre secteurs proposés dans l’agglomération lyonnaise.
Il en résulte quatre territoires de très bon niveau de potentiel, relativement équilibrés.
On notera que les points de vente des trois premières zones opéreront dans des conditions de densité concurrentielle importantes, comme le montre la carte ci-dessous représentant les poseurs-installateurs de menuiserie, de fermeture et de protection solaire, sous enseigne et indépendants.
Des relais de développement immédiats en deuxième couronne
Au nord-ouest de Lyon, un secteur d’environ 30 minutes au départ de L’Arbresle représente un potentiel de plus de 18 millions d’euros.
La densité concurrentielle y est plus limitée que sur les secteurs précédents, mais elle se renforce au fur et à mesure que l’on se rapproche du centre de Lyon, notamment autour de Craponne, Saint-Genis-les-Ollières et Grézieu-la-Varenne.
Sur une telle zone, les potentiels de marché sont moins concentrés et nécessitent sans doute un travail de terrain plus important.
Potentiel marché des principales communes du secteur de L’Arbresle
Potentiel annuel estimé en chiffre d’affaires fourni-posé.
Valeurs approximatives reconstituées à partir des graduations du graphique publié.
Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 25 ans et savoir-faire spécifique
Au centre de Lyon, les 1er, 2e, 4e et 5e arrondissements sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 25 ans.
Le potentiel de ces quatre arrondissements atteint 11 millions d’euros.
Afin de pouvoir adresser la demande sous-jacente, les entreprises devront réaliser les démarches adéquates afin de prendre en compte les spécificités et les contraintes du bâti classé.
Cette exigence peut représenter une barrière à l’entrée pour un certain nombre d’acteurs, mais aussi une belle opportunité pour les entreprises qui disposent de ce savoir-faire.
Potentiel marché des arrondissements du secteur Lyon Centre Nord-Ouest
Potentiel annuel en chiffre d’affaires fourni-posé.
Un marché exigeant, mais différenciant
Les contraintes liées au patrimoine classé nécessitent une expertise technique et administrative particulière. Les entreprises capables de maîtriser ces spécificités disposent d’un avantage concurrentiel sur un marché représentant près de 11 millions d’euros.
Article initialement publié dans Verre & Protections Mag, n° 143, janvier-février 2024. Cartographies et analyses : Prosperences. Volumes de marché : TBC Innovations.